Rêver, mais en silence
Comme tout gamin on a un jour rêvé de veste verte
ou de Claret Jug.
Il ne m'a jamais été imposé de résultat,
mais bien les moyens d'y arriver ; depuis mes débuts, pas de compétition
imposée mais une fois décidée, j'aurais pû périr plutôt que d'abandonner,
aller jusqu'au bout de soi même.
Mes parents m'ont appris la compréhension,
la patience et le goût du travail bien fait. Passé professionnel, cet
acquit m'a servi de base et me permet encore d'évoluer. La pente à
gravir est de plus en plus raide, les sommets de plus en plus difficiles à
atteindre, mais ils se rapprochent si les choses sont faites dans dans
l'ordre. Il faut simplement donner le meilleur de soi même, en permanence,
et préparer les tournois un après l'autre. Après, on voit ce que ça donne.
J'ai la chance de faire un métier que j'aime. Ni
trop près, ni trop loin, mes deux plus fidèles supporters me laissent
faire, mais je suis sûr que parfois ils se mettent à rêver. Et ça aussi ils le
font bien, car ils le font en silence.